Intervention au Congrès de Toulouse fin octobre

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Chers camarades, chers amis,

Permettez-moi de profiter de ce moment pour souligner ensemble le chemin parcouru depuis notre dernier congrès.

Notre Parti a su ouvrir la voie au changement promis par François Hollande et que nous mettons en œuvre aujourd’hui.

Avec le Président de la République,

Avec le Premier Ministre et le Gouvernement,

Avec une majorité parlementaire loyale, exigeante et déterminée,

Avec chacun d’entre nous, rassemblés pour réussir.

En portant haut dans notre parti la nécessité de rénover nos pratiques et nos méthodes, nous avons ouvert nos portes et créé une dynamique extraordinaire avec les primaires citoyennes. Au point que ce qui était hier un pari risqué est devenu aujourd’hui une évidente nécessité.

En transformant nos modes d’action à l’occasion des belles campagnes du printemps,  en démultipliant notre énergie militante, nous avons frappé aux portes, envahi les réseaux sociaux, pour convaincre chacun et reconquérir les territoires oubliés où tout doit être aujourd’hui à nouveau possible.

En étant exigeant sur la parité, le renouvellement, la diversité, le non cumul des mandats, nous avons profondément renouvelé les visages de la représentation nationale pendant que l’UMP continue de préférer payer des amendes plutôt que de présenter des candidatures féminines. Le premier gouvernement strictement paritaire de la 5ème République est celui de Jean-Marc Ayrault, c’est aussi cela le changement.

L’âme de la France, c’est l’égalité. Ce qui restera pour chacun d’entre nous une phrase forte de François Hollande dans ce grand discours du Bourget, est aujourd’hui écrit à l’encre indélébile dans nos valeurs, notre ADN, notre patrimoine commun.

Au terme de ces dix – trop – longues années où la droite a accumulé les réformes au détriment des plus faibles, où elle a stigmatisé, divisé, discriminé, montré du doigt, détricoté sans vergogne les fondamentaux du pacte républicain, notre tâche est immense. Et nous sommes au travail.

Au nom de l’égalité, pour qu’aucun enfant de la République ne reste sur le bord du chemin, soyons fiers de donner la priorité à l’Education et à la Jeunesse. Soyons fiers des 43 000 postes supplémentaires pour 2013, d’une refondation de l’école placée enfin au cœur du pacte républicain.

Au nom de l’égalité, soyons fiers d’une justice fiscale retrouvée, d’un pouvoir d’achat renforcé pour les plus modestes par la suppression de la TVA Sarkozy, par l’augmentation de l’allocation de rentrée scolaire, par  le plafonnement des loyers.

Soyons fiers de la priorité donnée à l’emploi, des contrats d’avenir, des contrats de génération, et demain de la banque publique d’investissement au service de notre tissu productif et de la capacité d’innovation de nos territoires qui doivent être des formidables moteurs de croissance.

Et précisément parce que la crise est là, dure, profonde. Parce que la droite a laissé la France dans un état catastrophique, que nos finances publiques sont exsangues, que nos indicateurs économiques et sociaux ont été gravement dégradés par ceux qui aujourd’hui dans une amnésie confondante voudraient nous donner des leçons.

Malgré cela et pour cela, au nom de l’égalité, les socialistes ne doivent pas renoncer et ne renoncent pas à leurs ambitions progressistes. Sur proposition du gouvernement, les députés ont adopté hier le remboursement à 100% de l’IVG et de la contraception pour les 15/18 ans. Disons le.

Le mariage pour tous, faisons le.

Le droit de vote des étrangers aux élections locales, malgré les difficultés et les oppositions, osons le.

Nous n’avons pas peur de donner les mêmes droits à tous dans la République. Et quand Jean-François Copé nous dit qu’il ne mariera pas les couples de même sexe, en même temps qu’il accuse les musulmans de ne pas respecter les lois, dénonçons l’imposture et le cynisme.

Le défi du redressement est immense, mais il est en marche. Ne cédons pas aux impatiences, légitimes souvent, orchestrées parfois. Continuons à tenir nos engagements, tous nos engagements, ceux pris devant les militants comme ceux pris devant les français, continuons à être toujours et partout aux cotés du Président et du Premier Ministre.

Continuons à inventer de nouveaux possibles, de nouvelles solutions. Soyons à l’écoute des attentes et des idées. C’est le rôle de notre Parti, notre défi commun. Nous savons Harlem que tu sauras avec nous tous le relever ardemment.