Notre-Dame-des-Landes : des élus locaux réaffirment la nécessité du « projet d’avenir » – LePoint.fr

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Plusieurs élus ont défendu le projet d’aéroport, au nom du développement économique de la région et de la défense de la démocratie.

Plusieurs élus de l’Ouest, essentiellement socialistes, ont réaffirmé mercredi leur attachement au « projet d’avenir » de l’aéroport de Notre-Dame-des-Landes (Loire-Atlantique) mettant en avant la création d’emplois dans une région en plein développement. « Notre obsession, c’est l’emploi », a d’emblée lancé Jacques Auxiette, président (PS) de la région Pays-de-La-Loire qualifiant le projet d’aéroport de « grand projet d’avenir ».

« Ce projet traduit la confiance dans l’avenir du grand ouest de la France, il a traversé toutes les alternances politiques », a ajouté l’élu qui a succédé à François Fillon à la tête de la région en 2004, soulignant que « Dominique Voynet avait confirmé l’utilité et l’importance de cette plate-forme aéroportuaire lorsqu’elle était ministre de l’Environnement » dans le gouvernement Jospin.

« Ce projet a commencé à être discuté en 1965, Jean-Marc Ayrault avait 15 ans », s’est amusé le sénateur (PS) Yannick Vaugrenard qui refuse « d’être le far west de l’Europe ». « La démocratie a été respectée », a-t-il insisté.

Bécassine

Les élus locaux mettent en avant l’emploi et le développement des deux régions, Bretagne et Pays-de-La-Loire. « Ce n’est pas uniquement un projet nantais », a renchéri la députée PS d’Ille-et-Vilaine Nathalie Appéré pour qui il s’agit « d’un facteur d’attractivité pour le développement économique, touristique… » Les élus ont également insisté sur la « défense de la démocratie » arguant que les défenseurs du projet « ont été élus et validés sur les options de soutien à Notre-Dame-des-Landes ».

« Notre territoire est un territoire qui depuis 20 ans se développe », a argumenté Patrick Rimbert, maire PS de Nantes qui a succédé à Jean-Marc Ayrault. « L’étalement urbain est quelque chose de concret. Si ce transfert d’aéroport n’est pas fait, ce sont 20 000 habitants que nous ne pourrions pas accueillir », a-t-il dit. « Nous n’avons pas vocation à être une maison de retraite pour riches avec vue sur mer. Nous nous battons pour que nos enfants et nos petits-enfants n’aient pas à s’expatrier », s’est agacé M. Rimbert, qui juge être pris « pour des bécassines ».

Jean-Louis Tourenne, président PS du conseil général d’Ille-et-Vilaine, a abondé dans le même sens, en dénonçant « un mépris de la démocratie (…) mais aussi de la province ».