Rennes 2030, et la suite ?

Après la concertation, vient le temps de la mise en œuvre des orientations de notre futur projet urbain.

Une fabrique nouvelle de la ville

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Nous avons fait le pari d’une fabrique nouvelle de la ville, une fabrique citoyenne. Les Rennais ont démontré, avec le budget participatif et avec Rennes 2030, qu’on pouvait ainsi retisser les liens entre les élus, les habitants et la ville.
L’adhésion des habitants à notre projet urbain est pour nous une condition de sa réussite.

Pendant cette concertation qui sortait des sentiers battus, nous avons montré aux sceptiques, aux cyniques, qui parfois nous disent « tout cela ne sert à rien », « c’est de la com’ », que nous pouvons impulser une nouvelle étape pour Rennes.

À l’audace de la démarche « Rennes 2030 », les Rennais ont répondu par l’audace de leurs idées. Leurs contributions ont fait bouger nos lignes. Elles ont validé certaines de nos intuitions. Elles en ont relativisé d’autres. Au final, nous sortons de ces semaines de débats, avec des convictions qui vont nous accompagner tout au long des prochaines étapes de Rennes 2030.

Rennes, plus qu’un territoire

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Rennes, c’est une certaine idée de la ville, inscrite dans la solidarité, la citoyenneté, l’attention à chacun, le souci permanent de la cohésion.

Au moment où notre pays présente des symptômes inquiétants de repli, de rejet, de peur, nous devons, dans notre ville, être fidèles à nos valeurs humanistes. Le projet urbain, c’est avant toute chose, un projet humain.

C’est au nom de ce principe que nous menons une politique de mixité sociale, à travers le programme local de l’habitat de Rennes Métropole. Ce fameux PLH qui fait référence au niveau national.

On entend parfois que Rennes serait « à la main des promoteurs ». Je me réjouis, pour ma part, que s’expriment des projets et des volontés d’investir. C’est la marque du dynamisme de notre territoire. Mais je ne connais pas d’autres villes ou d’autres métropoles qui imposent des dispositions aussi fortes en matière de mixité. Nous les avons encore renforcés l’année dernière, en introduisant une obligation de produits intermédiaires régulés.

Rennes sera, par ailleurs, le premier territoire en France à s’engager dans l’expérimentation d’une nouvelle politique des loyers dans le parc social.

À terme, les familles les plus modestes qui feront une demande de logement social ne seront plus assignées obligatoirement aux quartiers où les loyers sont les plus bas. Elles pourront faire le choix de résidences qui sont aujourd’hui hors budget pour elles et desquelles elles sont exclues à priori.

Nous sommes bien loin de propositions alternatives faites en 2014, qui consistaient à vendre 2 000 logements sociaux (proposition qui interroge d’ailleurs sur ses conditions de mise en œuvre).

Rennes, l’exemplaire, veut aussi être surprenante

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Grâce à l’ancrage des valeurs rennaises, à la stratégie de planification de nos prédécesseurs, nous avons un socle solide pour passer de Rennes l’exemplaire bonne élève à Rennes exemplaire, mais surprenante, étonnante.

Les Rennais nous ont dit qu’ils avaient envie que leur ville bouge, que parfois, elle leur semblait un peu timide. Notre tissu urbain à besoin de l’inattendu, de l’audace, de l’ambition, qui font le caractère des métropoles.

Je me réjouis du consensus sur les ambitions de nature en ville. La nature, c’est à la fois un endroit de respiration, de convivialité, de ressourcement et de fraîcheur. Nous voulons qu’elle infuse dans toute la ville.

Nous allons lancer le permis de végétaliser pour que chaque Rennais, chaque promoteur puisse diffuser la nature dans les quartiers. C’est avant toute chose, un enjeu de santé publique.

Je me réjouis de l’étape nouvelle, que nous allons connaître, avec l’arrivée de la seconde ligne du métro. Elle va transformer en profondeur nos déplacements mais aussi nos espaces publics. Elle va reconnecter encore davantage les quartiers entre eux. Après son arrivée, nous entamerons la réflexion sur l’axe est-ouest et sur le parking Vilaine.

Enfin, notre futur PLU va libérer l’audace créatrice, architecturale, je m’y engage. On désenclave par les aménagements, par la voirie, mais aussi par le désir. Nous avons besoin de tous ceux qui défrichent, tentent, essaient, surprennent.

Le Mur Habité, en face des Ateliers du Vent que nous avons inaugurés samedi, est un bel exemple. Il accueillera, dans ses cellules en bois, des artistes et des artisans d’art, tout en offrant un confort acoustique aux habitants.

Dans quelques jours, nous dévoilerons des projets de plus grande ampleur, comme à l’Octroi, au bout du mail, où nous ferons le pari d’une architecture nouvelle, à la croisée des dimensions esthétiques et artistiques, à la croisée de tous les enjeux de Rennes en 2030.