Journée internationale des droits des femmes

journee-droits-femmes-reception

Plus qu’une journée, le 8 mars à Rennes c’est un mois d’événements dédié à la Journée internationale des droits des femmes.

Des rencontres passionnantes et marquantes, cette année autour du sport et de la culture. J’étais ravie d’échanger ce midi avec les acteurs engagés dans ce temps fort, dans le Grand Salon de l’Hôtel de Ville.

Si Rennes fait figure de référence, c’est le résultat de la mobilisation et de l’énergie de tout un réseau d’associations, de collectifs et d’institutions qui s’engagent pour l’égalité réelle entre les femmes et les hommes. En tant qu’employeur, Rennes agit pour réduire la précarité de ses agents, soutenir la garde d’enfants, et en faveur de la mobilité et de la mixité des métiers.

Je remercie les associations, collectifs et les institutions qui font vivre ce temps fort, un engagement vers plus d’égalité !

Retrouvez mon discours :

Mesdames et Messieurs les élus,
Chère Geneviève Letourneux,
Mesdames et Messieurs,
Chers amis,Nous nous retrouvons aujourd’hui pour célébrer des valeurs et un combat auxquels chacune et chacun d’entre nous sommes particulièrement attachés.Nous sommes réunis, comme le veut une tradition mais surtout nos convictions, pour marquer la Journée internationale des droits des femmes.

Je veux vous remercier, toutes et tous, de votre présence à nos côtés et de votre engagement à faire vivre pleinement, totalement, le 8 mars dans notre ville.

À Rennes, ce n’est pas un hasard si cette journée dure un mois et même au-delà.

C’est le résultat de la mobilisation et de l’énergie de tout un réseau d’associations, de collectifs et d’institutions, qui dans la diversité de leur engagements et de leurs sensibilités, militent, travaillent, s’engagent pour construire une égalité réelle entre les femmes et les hommes.

Nous étions, nombreux et nombreuses, dès samedi, sur la Place de l’Hôtel de Ville, à participer à la haie d’honneur pour les droits des femmes, en brandissant des slogans féministes.

Il y en a un que je veux partager, en hommage à une grande figure qui nous a quittés mais aussi en alerte face à une situation politique qui doit nous inquiéter.

« A toutes qui vivent dans l’illusion que l’égalité est acquise et que l’histoire ne revient pas en arrière, je voudrais dire que rien n’est plus précaire que les droits des femmes. »

Ces mots de Benoite Groult, je les fais mien parce que nous assistons à des régressions historiques. Les mouvements populistes, autoritaires qui prennent le pouvoir à travers le monde, parfois en Europe, lancent un défi aux droits des femmes.

C’est la dépénalisation des violences conjugales en Russie.
Les tentatives de remise en cause du droit fondamental à l’IVG en Pologne.
La nomination d’un juge anti-avortement par Trump.

La France n’est pas épargnée par ce mouvement de fond ; preuve en est le débat sur le délit d’entrave à l’IVG qui a vu une idéologie rétrograde, mais toujours vivace, se manifester à travers les préjugés et la culpabilisation des femmes.

Ce qui est en cause, c’est tout simplement la liberté.
La liberté de disposer de son corps, de construire son parcours, de s’exprimer, de réussir, de se définir au-delà de l’identité à laquelle on voudrait assigner ou réduire.

Des libertés ont été conquises, des droits ont été arrachés, des avancées ont pu s‘accomplir, y compris depuis cinq ans. Je suis fière d’y avoir pris ma part en tant que parlementaire.

Mais face à une nouvelle donne machiste, nous devons revendiquer, je crois, une nouvelle voie féministe, en assumant de nouveaux combats, en nous fixant de nouveaux objectifs, en changeant concrètement les réalités que vivent les femmes.

Cela devrait être un enjeu fort de la campagne présidentielle mais ça ne l’est malheureusement pas.

Avec Geneviève Letourneux, et toutes les femmes et les hommes de notre équipe – je sais que Jocelyne Bougeard y est en particulier toujours attentive – nous en avons fait une priorité rennaise depuis trois ans.

Avec des résultats concrets. Geneviève les évoquera dans un instant.

Le sens de cette politique c’est l’exemplarité.
Rennes doit aux Rennais, aux Rennaises, à son histoire et à ses valeurs, de faire référence.

Elle le fait en tant qu’employeur, avec la résorption de la précarité de ses agents, le soutien à la garde d’enfants ou des avancées en faveur de la mobilité et de la mixité des métiers.

Elle le fait aussi pour que les femmes puissent reconquérir l’espace public. Les projets de rénovation urbaine s’appuient sur les marches exploratoires de femmes. Je salue les marcheuses qui sont présentes aujourd’hui.

Mais il y a encore des étapes à franchir.
Je considère que le harcèlement de rue doit être mis au premier rang de notre agenda.

Car les sifflets, les interpellations ou les insultes sont la manifestation la plus évidente, la plus oppressante de l’inégalité entre les hommes et les femmes. Ils minent la confiance et l’estime de soi des femmes.

La réponse est éducative, avant tout et dès le plus jeune âge. Nous l’apportons dans les écoles.
Mais, s’il le faut, elle doit aussi devenir répressive.

Colette Cosnier a dénoncé toute sa vie ce qu’elle appelait le « Silence des Filles ». Le statut social étouffait chez les femmes toute ambition personnelle. Elle les reléguait à la sphère privée et intime.

Nous sommes aujourd’hui, en ce 8 mars, debout, fières, déterminées parce que de grandes figures, comme celle qu’elle incarnait, nous ont précédées, nous ont inspirées.

A nous aujourd’hui d’être plus que des héritières.
A nous de repousser encore la frontière de la liberté.
C’est le message de cette journée. C’est ce que nous faisons toute l’année avec vous.

Merci à tous de votre engagement, de votre investissement.
Faisons de Rennes la ville des droits des femmes.

Seul le prononcé fait foi.