Restons mobilisés aux côtés des plus fragiles

La pandémie de la Covid-19 est une épreuve pour chaque individu et pour la société toute entière. Elle nous confronte et nous ramène aussi à l’essentiel.

L’essentiel, c’est bien sûr la santé, une préoccupation qui nous unit tous. C’est une planète habitable et une vie meilleure pour nos enfants. C’est la sécurité. Cette crise nous a enseigné l’importance des liens sociaux, celle d’avoir une communauté soudée.

Ce sont, je crois, des piliers pour bâtir la ville de demain. Une ville prospère et résiliente, en particulier pour les plus vulnérables.

La crise affecte nos commerces, nos artisans, nos entreprises. Nous sommes entièrement mobilisés à leurs côtés. Mais derrière chaque organisation, il y a des femmes et des hommes, dont certains connaissent des situations très difficiles. Les Rennais les plus fragiles sont aussi les plus durement touchés. Nous les soutiendrons, pour que ce nouveau confinement n’accentue pas l’isolement et la précarité.

L’engagement de nos services est total pour renforcer les dispositifs de solidarité et poursuivre nos engagements de long terme. Le Centre Communal d’Action Sociale maintient son accueil aux horaires habituels, de même que les espaces sociaux communs dans les quartiers. Nos équipes accordent des aides d’urgence. Elles vont aussi au-delà, vers ceux qui n’osent plus sortir de chez eux, ceux qui ont des besoins et n’osent pas demander.

L’aide alimentaire mise en œuvre par le CCAS et le secteur associatif se poursuit. Les épiceries sociales restent ouvertes, de même que notre restaurant social Leperdit, à Cleunay. Le village alimentaire a rouvert sur le site de Bois-Perrin et les distributions ont repris le 19 octobre dernier.

Les plus de 450 volontaires solidaires déjà inscrits pourront être mis à disposition pour aider à la collecte de denrées pour la Banque alimentaire. Aux côtés de nos services, ils sont un maillon essentiel pour faire vivre le lien social en ces temps troublés.

Cet engagement fort, je le porte aussi en matière d’hébergement. Dès le début de mon premier mandat, j’ai souhaité que l’on prenne en charge les familles avec enfants mineurs, pour qu’aucun enfant ne dorme dehors. Il nous a fallu innover, chercher des solutions à l’hôtel et dans les biens communaux, maintenir le cap pour stabiliser ces familles et permettre aux enfants de suivre une scolarité normale. Depuis, nous mettons à l’abri chaque nuit plus de 800 personnes, directement ou indirectement.

La semaine dernière, nous avons ouvert le foyer Estrémadure : un centre d’hébergement d’urgence municipal pour les exilés avec enfants mineurs, d’une capacité de 80 places. C’est une nouvelle pierre importante à cet édifice, particulièrement à l’heure d’un deuxième confinement.

Sur ces enjeux essentiels, nous devons être à la fois réactifs et proactifs. Certains ménages ont connu une forte baisse de leurs ressources pendant le premier confinement et rencontrent des difficultés pour payer leur loyer. Avec Rennes Métropole, nous avons adopté un fonds d’urgence logement de 500 000 € pour soutenir des locataires du parc public et privé, et ainsi éviter le démarrage de procédures contentieuses.

À ces mesures s’ajoutent les nombreuses initiatives citoyennes, structurées ou individuelles, qui ont fleuri ces derniers mois. Les Rennais ont maintes fois démontré leur esprit de solidarité, ils seront une force pour relever les défis qui nous attendent.